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L’incommensurabilité et le Phénomène OVNI mai 2012
 

Les aspects surréalistes ou absurdes du phénomène

Les membres du COBEPS se sont penchés sur les éléments souvent qualifiés d'absurdes qui sont relatés dans de nombreux témoignages publiés dans la littérature ufologique. Vous êtes invités à prendre connaissance des divers points de vue que plusieurs auteurs ont développé à ce sujet et qui ont été débattus au sein du COBEPS.

Nous avons remarqué que le choix des mots peut être lourd de conséquences car il peut être compris comme un jugement de valeur. Ainsi au terme absurde nous devrions préférer celui d’étrange. Les membres du COBEPS notent l’importance de garder une neutralité maximale afin de ne pas créer de confusion dans les esprits. Ainsi, certains éléments nous semblent étranges car nous ne pouvons les inclure – a priori – dans un schéma d'interprétation cohérent avec nos connaissances scientifiques. Il est exact que certaines observations présentent des caractéristiques qu'il est difficile d'interpréter au premier abord mais qui se révèlent toutefois explicables. Ainsi en 1904 [1], une observation rapprochée sur un bateau a entraîné l'impossibilité pour les marins de manipuler les chaînes d'encrage du bateau en présence de l'OVNI. Ceci peut paraître étrange mais s'expliquerait par la présence d'un important champ magnétique. Certains éléments des observations ne sont pas encore explicables. Dans ce cas, il faut les relever avec toute l'attention voulue et de signaler que pour le moment nous ne pouvons pas les expliquer plutôt que de dire que c’est absurde.

Quelle attitude devons-nous adopter face à l’étrangeté d’un témoignage ?

L’enquêteur doit sérieusement prendre en considération ces éléments étranges et les relater dans son rapport mais ne pas les interpréter. Nous devons replacer le récit dans son contexte en fonction du paysage, des circonstances d’observation, de la mentalité du témoin, de son milieu socio-économique, etc.

Devons-nous publier un rapport d’enquête qui comprend de tels éléments étranges ? Nous estimons que la décision de le publier ou non doit dépendre uniquement du niveau de documentation du cas. Si celui-ci est suffisant, il n'y a pas de raison de ne pas publier. Le COBEPS ne souhaite pas pratiquer d’autocensure.

Le COBEPS favorise une approche basée sur la démarche scientifique afin de comprendre le phénomène OVNI, en n’omettant pas ses aspects les plus étranges mais ceux-ci doivent être inclus dans l'ensemble des données disponibles avec des degrés d'étrangeté variables et leur être confrontés. Il ne convient pas de s'appuyer sur les cas les plus étranges seulement sous peine de devoir imaginer des hypothèses explicatives complexes ou farfelues sans fondement physique. Les ufologues doivent tenter d'expliquer le phénomène à partir de ce que nous connaissons, progressivement, à partir d'éléments récurrents décrits dans les témoignages, sans inventer - pour coller aux observations les plus extraordinaires - une nouvelle physique ou métaphysique.

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Stockem-lez-Arlon, hiver 1987/88 mai 2010
 

La vague belge : observation et réflexions d’un astronome amateur

Avant propos
Concernant la vague belge, on a tout vu, entendu et lu. Il est donc clair qu’un public non averti qui entend parler soudainement de choses étranges dans le ciel sera, dans un futur proche, plus sujet aux méprises caractérisées. Parmi les centaines de témoins de cette affaire, dont de nombreuses personnes dites plus « expérimentées », doit-t-on accorder un crédit particulier à celles qui connaissent davantage le ciel, à savoir les astronomes amateurs, les pilotes, les contrôleurs aériens, les gardes forestiers ? Par ailleurs, les astronomes amateurs sont-ils souvent témoins de choses qu’ils ne peuvent aisément expliquer ? Y a-t-il des recoupements « sans appel » dans les témoignages de certaines personnes appartenant à cette catégorie?

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Ernage 1989 : les faits et leur analyse avril 2009
 

En octobre 2008 paraissait un rapport visant à démontrer que certaines des observations de la vague belge de 1989/91 n’étaient dues qu’à des méprises avec des hélicoptères.
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Une contre-enquête a été menée, pendant plusieurs mois, notamment avec l’aide précieuse du Colonel André Amond, témoin principal de l’observation d’Ernage, le 11 décembre 1989, dont le jugement a été mis en cause par ce rapport. Nous vous invitons à lire le résultat de cette contre-enquête conduite par le Colonel André Amond, le Général-Major Wilfried De Brouwer, Patrick Ferryn et le Professeur Auguste Meessen :

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Jacques Vallée dans "Science Interdite" mars 2009
 

Jacques Vallee a eu l’excellente idée de réviser son journal "Forbidden Science", dont la partie couvrant la période qui va de 1957 à 1969 était parue en français en 1997 sous le titre "Science Interdite" *.
La nouvelle version n’existe pour le moment qu’en anglais et peut être obtenue en ligne auprès d’Amazon ou Lulu.com.
Nous sommes heureux de publier ici une traduction par Franck Boitte des pages 444 à 457, que l’auteur a bien voulu relire et pour laquelle il a donné son accord.

* "Science interdite. Journal 1957-1969. Un scientifique français aux frontières du paranormal". Collection Documents, l’Observatoire des Parasciences et O.P. Editions, 1997. ISNB 2-912607-00-0

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