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Ici et ailleurs, hier et aujourd’hui…
Quelques cas d’OVNI triangulaires
Michel BOUGARD
À contre-courant
On a souvent accusé la SOBEPS et ses représentants de privilégier
à outrance l’origine extraterrestre des OVNI. Je ne résiste donc pas au plaisir
de vous livrer ci-après quelques extraits d’une lettre qu’un habitant de
Verviers (celui-ci, fonctionnaire de l’État, souhaite garder l’anonymat) nous a
adressé en janvier dernier. L’observation a été faite depuis la Place de la Gare
à Verviers, sans doute en septembre 1990. Il était environ 19 h, il régnait sur
la région un épais brouillard.
« Je vous signale que j’ai vu un objet triangulaire au-dessus
de la place de la gare à Verviers vers 19 h (environ). L’ayant analysé (malgré
un brouillard très dense), l’objet m’est apparu être un avion furtif (US ?) du
type ‘Mac Donnel F1116’, en forme de raie volante. J’ai pu distinguer une
silhouette humaine (en salopette blanche) appuyée à une balustrade près d’une
trappe. À l’arrière, il y avait une antenne (comme un dard) se terminant par un
feu rouge fixe. Cette « aile volante » avait trois phares blancs (projecteurs)
inférieurs allumés et braqués vers le sol. […] Cette lettre n’a d’autre but que
de lever le voile relatif à de mystérieux visiteurs extraterrestres qui, s’ils
existent et nous observent, ne risqueront pas leur vie à mettre pied à terre
pour se voir enfermés, pillés, puis massacrés […]. Cet avion se déplaçait très
lentement, sans aucun bruit (seulement un léger bruit assourdi comme un bruit
d’aspirateur), ce qui fait que les gens ne s’arrêtaient pas pour l’observer,
plus préoccupés de leurs ennuis domestiques que de mettre le nez en l’air. […]
L’avion était approximativement à 60 m au-dessus du sol, allant de l’est vers
l’ouest. […]. »
Figure 1 : l’ovni observé au-dessus de Verviers en
septembre 1990 (croquis du témoin) [© SOBEPS]

Observation en Mer du Nord
En juillet 2005, M. Jean-Marie Bigorne, qui a une longue carrière
d’enquêteur ufologique, nous faisait parvenir le compte rendu d’une enquête qui
a duré quasiment trois ans.
M. F., quinquagénaire dynamique, est chirurgien avec
d’importantes responsabilités dans un établissement hospitalier de Lille. Le
samedi 25 juillet 1998, dans la nuit (ou plutôt très tôt le matin), accompagné
d’un ami, il revenait des Pays-Bas par voie maritime, après avoir participé à
une course de voile. Vers 01 h, alors que leur bateau est en pilotage
automatique à environ 2 kms au large de Nieuport, M. F. remarque (à « deux
heures » du voilier, apparemment au ras des flots) une importante lumière
blanche. Son ami se repose dans la cabine. Les deux hommes connaissent bien les
lieux et les objets qui peuvent s’y trouver. Après avoir consulté leur GPS, il
s’avère que rien n’est signalé.
Cela dure depuis un quart d’heure. En l’absence totale de vent,
le voilier se déplace à l’aide du moteur, à environ 12 km/h. M. F. alerte son
ami quand il constate que la lumière avance vers eux à une vitesse plus rapide
(estimée à 20 km/h). Cette lumière grossit et bientôt elle prend l’allure d’un
phare puissant toujours en train de se diriger vers le bateau. Ce phare est à
une vingtaine de mètres au-dessus de la mer. Les deux hommes reprennent alors la
commande manuelle du voilier pour éviter la collision. Parvenu à 30 ou 40 mètres
d’eux, le phare bifurque vers la côte ostendaise en montant dans le ciel, puis
accélère de manière foudroyante. En trois secondes, il n’y a plus qu’un point
lumineux dans le ciel.
Lors du changement de trajectoire et de vitesse, les témoins ont nettement
distingué un triangle trapu, très sombre, bien plus noir que la nuit ambiante,
un peu plus long que large, dont le phare avant n’était plus visible mais dont
le dessous était équipé de multiples lumières jaunes, bleues, rouges, fixes et
apparemment disposées de manière irrégulière sur les bords extérieurs.
La taille apparente était bien supérieure à celle d’un Mirage et
surtout l’évolution était d’une extrême légèreté. Le démarrage foudroyant,
pourtant à proximité, s’est fait dans un silence anormal, sans bruit de moteur,
réacteur, propulseur conventionnel. Même pas un mouvement d’air ! Bien que le
moteur du voilier ronronne sous leurs pieds, les témoins auraient dû entendre un
son accompagnant les évolutions de cet imposant appareil aérien tout proche.
Les témoins ont déjà pu observer des manœuvres aériennes diurnes
et nocturnes dans cette zone maritime et l’objet observé n’a rien de comparable
avec cela. La nuit était claire, sans nuages, avec des étoiles visibles, pas de
Lune. Aucun vent. Mer très calme. Les témoins décidèrent de ne pas ébruiter
cette observation par crainte d’un ridicule qui aurait pu nuire à leur carrière
professionnelle. Ils consignèrent néanmoins l’événement sur le livre de bord.
L’esprit cartésien des deux hommes et leur formation scientifique
les inclinent à supposer qu’il devait s’agir d’un aéronef ultra secret d’origine
sans doute américaine ayant décollé d’une base anglaise. Mais après avoir bien
mûri le problème pendant des années et considérant les caractéristiques
actuellement invraisemblables de l’appareil, ils ne refusent pas d’autres
hypothèses, y compris celle d’une éventuelle technologie non humaine.
Figure 2 : esquisse de la structure triangulaire ceinturée
de feux lumineux observée en juillet 1998 au-dessus de la Mer du Nord.

Encore de drôles de triangles volants au-dessus de l’Oregon
Le cas relaté ci-après est extrait du MUFON UFO Journal, February
2005, n° 442, pp. 15-17. Dans la soirée du 29 août 2003, M. X roulait en voiture
vers Gresham (Oregon), plein ouest. M. X constata à un moment une puissante
lueur dans le ciel ; il crut d’abord qu’il s’agissait d’un avion se préparant à
atterrir. Mais alors qu’il s’approchait d’un carrefour, le témoin s’aperçut que
cet « avion » était plutôt étrange car il était immobile dans le ciel.
Sachant qu’il avait une caméra digitale à portée de main, M. X
décida de s’arrêter au plus près de l’objet pour le filmer. Pour ce faire, il
bifurqua vers le sud, éteignit l’autoradio et baissa toutes les vitres de la
voiture pour observer au mieux parce que de nombreux arbres gênaient la vision.
Après un autre virage vers l’est, M. X arriva à un endroit beaucoup plus dégagé
qui lui permettait d’avoir une excellente vue de l’objet qui lui faisait alors
face. Il s’agissait d’une structure triangulaire avec des feux lumineux blancs
sur sa base, aux trois coins de l’objet. M. X ne remarqua pas le feu rouge qu’il
avait vu au départ de son observation. Entre les feux, le témoin discerna comme
une surface gris foncé ou noire avec des bords très marqués. L’objet était
opaque (il masquait les étoiles) et il survola la région en silence, de manière
majestueuse.
M. X remarqua que d’autres personnes s’étaient arrêtées pour
observer le bien étrange spectacle. Alors qu’il se préparait à empoigner sa
caméra, le témoin s’aperçut que l’objet commençait à basculer sur le côté et
qu’il partait vers le nord-ouest. Il décida alors de reprendre la route pour le
poursuivre. Ce fut en vain, car après quelque temps, l’objet disparut au loin.
Dès qu’il rentra chez lui, M. X prit des notes pour ne pas oublier les détails
de l’objet qu’il venait d’observer.
Peu après, Tom Bowden, directeur de la section Oregon du MUFON,
fut contacté par un autre témoin. Il s’agissait cette fois d’une dame qui, en
compagnie de sa sœur, se trouvait devant la fenêtre de son duplex quand elle vit
qu’il y avait une vive lueur dans le ciel. Regardant mieux les deux femmes
constatèrent qu’il s’agissait d’un très grand objet munis de trois lumières
brillantes disposées en triangle. La masse porteuse masquait là aussi les
étoiles. Cet objet survola le coin, se dirigeant vers le nord puis, après
quelques secondes, il s’arrêta net et resta immobile.
Ce témoin (qui est équipée d’un pacemaker) affirma qu’elle a
ressenti quelque chose dans la poitrine comme quand elle doit passer sous un
portique détecteur de métal. L’objet pivota alors sur lui-même sans s’incliner
ni tanguer et il disparut rapidement derrière des arbres, vers le nord.
Lors de ses diverses enquêtes, Tom Bowden a vérifié si cette zone
aurait pu être survolée par des avions. Les témoins ont d’ailleurs confirmé
avoir remarqué des passages d’avions « normaux » mais ils insistent sur le fait
que l’objet qu’ils ont observé ne pouvait en aucun cas être confondu avec un
appareil conventionnel.
Figure 3 : observations en Oregon (août 2003). Dessins
réalisés par les deux témoins signalés dans l’article.
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